Découverte de l'hypnose, premier entretien
Le premier entretien
Le premier entretien détermine donc le succès ou l’échec d’un traitement.
N’oublions pas que la plupart des nouveaux consultants ne connaissent de l’hypnose que ce que l’on voit dans certains films ou spectacles et qui dénaturent l’hypnose pour le rendre mystérieux.
Il n’est pas rare que pour un premier contact, le sujet se fasse accompagner par un ami ou un parent qui « soit disant » est également intéressé. Cette présence d’une tierce personne n’est absolument pas gênante, bien au contraire, si cette présence peur rassurer le sujet, elle sera bénéfique.
Dans un premier temps, il faut demander au patient la raison pour la quelle il vient consulter, et surtout bien l’écouter. Noter sur une fiche ce qu’il vous dit, lui montrer votre intérêt.
Puis, en fonction de ce qu’il demande, il faut lui expliquer comment, par l’hypnose, vous allez pouvoir l’aider à surmonter ses difficultés.
Pour cela, bien lui expliquer que c’est au niveau de son cerveau subconscient que réside son programme de fonctionnement. Son cerveau a été programmé depuis sa naissance par son éducation, par les différentes choses qui se sont passées dans sa vie. A la naissance, certaines fonctions vitales sont innées, les battements du cœur, la respiration,… mais pour la plupart des choses, l’enfant va apprendre. Apprendre à marcher, apprendre à parler, le corps va apprendre à se guérir, on va lui faire des vaccins pour que cela aille plus vite, et toutes ses informations, tout cet apprentissage va être en registré au niveau des neurones. C’est notre cerveau inconscient qui va par la suite nous permettre de penser, d’agir d’une certaine façon, en fonction de notre éducation, de la société dans la quelle nous vivons.
De la même façon, un enfant qui tombe dans l’eau tout petit et qui se fait mal risque d’avoir peur de l’eau toute sa vie. Toutes les choses qui se passent dans notre vie, notre éducation, notre milieu social, notre religion, influent sur notre comportement, notre façon de voir les choses.
Une personne, quelle que soit son origine ethnique, n’aura pas les mêmes croyances ou les mêmes valeurs morales qu’elle ait été élevée dans un milieu rurale en chine que dans une capitale occidentale.
Bien faire comprendre également que c’est le subconscient qui est plus fort que le conscient, que contrairement au dicton, qu’il ne suffit pas toujours de vouloir faire les choses pour pouvoir le faire. Mais que l’état d’hypnose permet bien souvent de faire des choses qu’en temps normal, nous ne sommes pas capables de faire.
A ce moment là, soit montrer une photo d’une personne raide entre deux chaises, en expliquant qu’effectivement, cette expérience montre ce qu l’on peut faire en état d’hypnose. Que sans avoir été mis en état d’hypnose, jamais, cette personne n’aurait pu raidir ainsi son corps, sans effort et surtout sans éprouver aucune fatigue et aucune douleur. Soit parler d’autres expérience au cours des quelles certaines personnes ont pu faire des régressions dans le temps, se souvenir de choses totalement oubliées, pour se libérer des blocages que ces événements avaient provoqués. Etc. etc.….
Par exemple, cette femme de 29, qui était venu me voir avec son mari, car ils ne pouvaient pas avoir d’enfants. Ils avaient consulté plusieurs médecins et physiologiquement, tout était normal, chez lui comme chez elle. Lors de la discussion préliminaire, cette dame m’a affirmé qu’elle n’avait jamais été enceinte, jamais de fausse couche et en règle générale, jamais eu de problèmes gynécologiques particuliers.
Au bout de quelques séances d’hypnose, cette dame a pu faire une régression jusqu'à l’age de 17 ans où elle s’est souvenue avoir avorté. Chose qu’elle avait totalement oubliée.
Un mois après, elle était enceinte et a depuis eu deux enfants.
Cet avortement à l’age de 17 ans avait donc provoqué un refus inconscient d’être à nouveau enceinte, et le fait de l’avoir revécu en état d’hypnose lui a permis de se libérer de son blocage.
Toutes ces explications, ces exemples donnés lors de ce premier entretien ont pour but d’amener le sujet à croire en la possibilité qu’il a de se libérer de ses problèmes grâce à l’hypnose.
Et plus l’hypnothérapeute sera convaincant, plus le sujet va augmenter son désir d’être hypnotisé, et donc sa réceptivité.
A ce moment là de l’entretien, il faut laisser planer un doute, en précisant que la théorie, c’est bien, mais que dans la pratique, ce n’est pas toujours aussi évident. Et qu’il va falloir tenir compte de différents éléments, et tout particulièrement de la sensibilité du sujet à l’hypnose.
Bien préciser que tout le monde est sensible à l’hypnose, mais à des degrés différents.
Que les personnes très sensibles à l’hypnose vont avoir des résultats très rapides, et que les personnes moins sensibles vont avoir les mêmes résultats, mais qu’il leur faudra plus de temps. Voilà une des raisons pour les quelles on ne peut pas savoir de combien de séances il faudra. Une autre raison pour la quelle on ne peut pas savoir de combien de séances on va avoir besoin, c’est qu’on ne sait pas combien de temps, l’effet de l’hypnose va durer.
Effectivement, une personne raide entre deux chaises est dans cet état quand elle est en état d’hypnose. Si deux jours après, sans la remettre en état d’hypnose, on demande à cette personne de se remettre raide entre deux chaises, elle n’est plus capable de le faire.
Pour un traitement par l’hypnose, nous recherchons des effets pendant les séances, mais surtout que ces effets durent après les séances.
Pour que ces effets durent, l’hypnothérapeute va utiliser des suggestions post hypnotiques, des suggestions destinées à durer après les séances. Or, une suggestion post hypnotique peut ne durer que quelques heures, rarement plus de 5 jours.
C’est la répétition des suggestions qui va faire en sorte que cela dure après les séances. C’est un peu comme l’éducation d’un enfant. Quand on dit à un enfant : »Il faut se laver les mains avant de passer à table », il va le faire de suite. Le lendemain, il a oublié, il faut lui répéter. Et à force de répétition, le subconscient de l’enfant l’aura mémorisé, cela deviendra un acquis. Et comme certains enfants apprennent très vite, et d’autres beaucoup moins vite, voilà encore une raison pour la quelle au départ, on ne peut pas savoir de combien de séances d’hypnose on aura besoin.
Là, le sujet va espérer être très sensible à l’hypnose, et aura donc tendance à mieux participer.
Le discours de l’hypnothérapeute sera à peu près le suivant. « Avant de commencer quoi que ce soit, et avant que vous ne vous décidiez pour quoi que ce soit, (là encore, on donne au sujet la liberté de décider), nous allons donc faire des tests de sensibilité à l’hypnose, cela vous permettra à vous de savoir si vous êtes sensibles, et moi, cela me permettra de savoir si je peux faire quelque chose, et quelle méthode utiliser. »
Cette phrase va encore augmenter chez le sujet l’espoir que cela va marcher avec lui.
« Mais avant de faire les tests, je vais quand même vous parler un peu d’hypnose. D’après vous, c’est quoi, être en état d’hypnose, c’est être endormi ? Ne plus savoir ce que l’on fait ? Etre manipulé par un hypnotiseur ?
En fait, c’est ce que la plupart des gens s’imagine, car c’est ce que l’on nous fait croire dans les spectacles et dans certains films.
Il faut donc bien insister sur le fait qu’en aucun cas, une personne en état d’hypnose ne dort, qu’elle reste toujours parfaitement consciente de tout ce qui se passe autour d’elle, et qu’en aucun cas, l’hypnotiseur ne pourra lui faire faire quelque chose de contraire à sa volonté, de contraire à son bien être physique ou mental.
En réalité, dans les spectacles et dans certains films, on nous fait croire l’inverse. Et je vais vous expliquer comment, dans les films et les spectacles on nous fait croire que les gens ne se souviennent de rien. Tout simplement, l’hypnotiseur, quand il a fini sa démonstration, dit : « A votre réveil, vous aurez oublié tout ce que vous avez fait, » ou bien : « A votre réveil, vous ne vous souviendrez de rien »
Vous avez certainement déjà entendu cette phrase de la part d’un hypnotiseur, et rien que cette phrase prouve que dans les spectacles, on nous fait croire des choses qui sont fausses. Si l’hypnose était un état dans le quel on ne se souvient de rien, quel besoin aurait on de demander au sujet d’avoir oublié ? Mais le fait de lui avoir demandé d’oublier, (suggestion post hypnotique) a pour effet que le sujet, en ouvrant les yeux, affirme bien souvent ne se souvenir de rien ? Et là, tous les spectateurs vont croire qu’il était endormi.
Cette demande d’oubli suggérée par l’hypnotiseur prouve donc qu’il nous fait croire des choses qui sont fausses.
Et toutes les invraisemblances que l’on peut voir dans les spectacles d’hypnose sont fausses.
On va nous faire croire que l’hypnotiseur, rien qu’en claquant dans ses doigts, va mener les sujets en état d’hypnose à la baguette, qu’il peut leur faire faire n’importe quoi. Tout cela est faut. Il faut bien sur savoir que lors des spectacles d’hypnose, l’hypnotiseur demande dans la salle des volontaires, et parmi les volontaires qui montent sur scène, il va faire des tests de sensibilité à l’hypnose et ne gardera que les personnes les plus sensibles.
L’hypnotiseur va donc avoir à sa disposition des personnes volontaires (pour se donner en spectacle), et des gens très sensibles à l’hypnose. Mais malgré cela, il ne pourra jamais faire faire des choses contraire au bien être physique ou mental des sujet, et si, lors d’un spectacle, vous voyez quelqu’un se déshabiller entièrement, suite aux suggestions de l’hypnotiseur, « qu’il fait très chaud, vous êtes seul sur une plage, envie de vous baigner tout nu……. » Vous pouvez être sur qu’il s’agit d’un, ou d’une streep teaseuse professionnelle, à la solde de l’hypnotiseur.
Toutes ces explications sont maintenant destinées à rassurer le sujet, à lui permettre de lâcher prise. Encore insister sur le fait que si la personne a peur d’être endormie, donc de ne pas se réveiller, si elle a peur d’être dominé par l’hypnotiseur, elle peut toujours se bloquer, et refuser l’hypnose. A ce moment là, on ne pourra rien faire. « L’hypnose est un état naturel, dans lequel vous allez volontairement, je ne suis là que pour vous aider à aller dans cet état, et dans cet état, c’est vous qui avez des pouvoirs qu’en temps normal, vous n’avez pas. »
Et pour aller encore plus loin dans la compréhension de la chose, l’hypnothérapeute reviendra sur l’expérience de la catalepsie, en précisant que ce n’est pas lui qui a raidi le corps de la personne entre deux chaises, c’est la personne elle-même qui a réussi à le faire, grâce à l’état d’hypnose.
Puis, il insistera : « Je n’ai aucun pouvoir, je n’ai que le pouvoir, entre guillemet, de vous permettre d’aller en état d’hypnose, ça, c’est mon métier, ça je sais le faire, ça, je peux vous le promettre. Mais c’est la seule chose que je peux vous promettre, (là, il rassure le sujet sur ses compétences) après, ce n’est pas moi qui ai le pouvoir de faire quoi que ce soit, c’est vous qui aurez ce pouvoir. »
Et enfin, l’hypnothérapeute demandera au sujet s’il est prêt à faire les tests, et si oui, s’il n’a pas trop d’appréhension.
Si à ce moment là, le patient dit haut et fort, qu’il n’a aucune appréhension, qu’on peut y aller, ce n’est pas toujours très bon signe. Cela peut vouloir dire qu’il se sent plus fort que l’hypnothérapeute, et qu’il ne se laissera pas faire, qu’il n’a donc rien compris. Par contre, s’il vous fait part d’une légère appréhension, mais qu’il vous fait confiance, c’est très bon. Car paradoxalement, même si l’hypnothérapeute n’a pas de pouvoir propre, il est bon que l’inconscient du sujet lui prête un pouvoir, cela n’en sera que plus bénéfique.
Maintenant, le sujet doit être impatient, espérer que ça marche sur lui.
Il existe beaucoup de tests de sensibilité à l’hypnose. Mais quel que soit le test ou les tests utilisés, ceux-ci ont comme but principal d’amener le sujet dans un premier état d’hypnose, de lui permettre de constater que ça marche. Il faudra, pendant toute la durée des tests, insister sur le fait que ce n’est pas encore de l’hypnose, mais juste un test, et quand les premiers effets de l’hypnose sont palpables, alors, faire constater qu’effectivement, le sujet est déjà en hypnose, puisque déjà, sont corps réagit au son de la voix de l’hypnothérapeute.
Si d’entrée, l’hypnothérapeute dit, je vais vous mettre en état d’hypnose, le sujet risque de se bloquer. Si on lui dit, « ce ne sont que des tests », il sera moins méfiant, et se laissera guider plus facilement.
Le test que j’utilise le plus facilement en premier, c’est le test de la chute en arrière, en avant et sur le coté.
Je me place en face du sujet à hypnotiser, je lui prends les poignets et je lui demande de me regarder dans les yeux, de fixer mon regard le plus longtemps possible sans ciller, sans cligner. Et je lui affirme que très rapidement, il va sentir ses yeux se fatiguer.
Comme cela est un exercice très difficile, de rester les yeux fixes sans cligner, très rapidement, le sujet sent ses yeux qui commencent à picoter, à fatiguer, puis à cligner. C’est à ce moment précis qu’il faut lui faire constater : « Et déjà vous sentez vos yeux se fatiguer, les yeux clignent de plus en plus, bientôt, vos yeux se fermeront ». Et si les yeux ne se ferment pas tout seul, calmement, je lui demande « Fermez vos yeux maintenant »
(Pour la petite histoire, il m’a fallut beaucoup d’entraînement pour arriver à garder mes yeux fixes assez longtemps, sans moi-même cligner ou ciller)
Le sujet, bien que ne le sachant pas encore est déjà en état d’hypnose. Je lâche alors ses poignet, passe derrière lui, et tout en joignant le geste à la parole, «Vous levez légèrement la tête, je pose mes mains sur vos épaules, votre corps se détend, se relâche, et quand je vais enlever mes mains, vous sentirez votre corps tirer en arrière, vous sentirez votre corps basculer en arrière, vous ne risquez rien, je suis là pour vous retenir, et vous vous laissez aller, totalement »
En fonction de la façon dont se comporte le sujet, je maintiens une légère pression sur ses épaules, de telle manière que quand j’enlève mes mains, plus rien ne le retient, et il sent son corps qui effectivement, tombe en arrière. Et tout de suite, je le retiens, je lui montre que je suis là, qu’il n’a rien à craindre.
Le subconscient du sujet accepte donc que les paroles de l’hypnothérapeute puissent agir sur son corps, le clivage est opéré. Le plus délicat est fait.
Après l’avoir redressé, je lui suggère que son corps bascule en avant, et quand le mouvement de chute en avant se produit, là encore, tout de suite je le retiens, puis je lui suggère qu’il est tiré vers la gauche, (ou la droite), et dès que le mouvement se produit, je le retiens et le redresse.
Maintenant, je lui fais remarquer qu’il est déjà en état d’hypnose, puisque déjà, le son de ma voix agit sur son corps, et qu’a partir de maintenant, à chaque nouvelle hypnose, il retrouvera très facilement cet état, qu’il me suffira de le regarder dans les yeux, et que quand je prononcerai le mot « Sommeil », Il retournera dans cet état et il l’approfondira encore d’avantage à chaque nouvelle hypnose.
Cette première suggestion post hypnotique suffit en principe pour que chaque nouvel essai soit couronné de succès.
Le mot « sommeil »est un mot clef qui permettra de déclancher très facilement et plus rapidement cet état modifié de la conscience, et bien que n’étant pas en rapport avec l’état d’hypnose, ce mot à une connotation favorable pour être accepté par le sujet comme étant le signal qui lui permettra de retrouver cet état chaque fois qu’il le désirera. Mais je pense que n’importe quel mot peut faire l’affaire.
J’ai lu ici et là des auteurs qui déconseillaient d’utiliser des mots clef trop courant, de peur que le sujet ne bascule en état d’hypnose en dehors des séances proprement dites, uniquement parce qu’il avait entendu le mot clef, prononcés par quelqu’un. Mais cela n’arrive pas. Le mot clef n’agit que quand la situation convient à la mise en état d’hypnose. Dans tout autre lieu, en toute autre circonstance, ce mot clef n’aura aucun effet.
Ensuite, je lui dis qu’au chiffre trois, il pourra à nouveau ouvrir les yeux, mais qu’il se souvienne bien du mot « sommeil ». Puis je compte, un, deux, trois, et la plupart du temps, le sujet ouvre alors les yeux. S’il ne les ouvre pas, je lui dis qu’il peut le faire. Et cela suffit alors pour qu’il revienne à un état normal.
Je pourrais également compter jusqu'à 5, ou 10, ou bien dire, « à mon signal… »Tout cela dépend de chaque praticien.
Maintenant, le sujet a de nouveau les yeux ouverts.
Parfois, il parait surpris, étonné de ne pas avoir dormi, parfois même sceptique sur le fait d’avoir été en état d’hypnose.
Je lui fais comprendre alors que l’hypnose c’est cela, que quelqu’un qui le verrait là, les yeux fermés, en train de basculer en avant ou en arrière, serait convaincu qu’il dormait. Que c’est parce qu’il avait l’apparence d’une personne endormi que tout le monde croit qu’en état d’hypnose, on est endormi.
Je le rassure en lui disant que sa sensibilité est bonne, mais que nous allons faire un autre test, que ça lui permettra peut être mieux de comprendre le processus de l’hypnose.
Ce deuxième test que je propose souvent est un test de motricité des doigts.
Je fais asseoir le sujet sur une chaise, lui demande de tendre et coller ses doigts ensemble, de poser ses mains ainsi tendues, paume vers le haut sur ses cuisses. Je lui fais fixer ses mains, entrer l’image de ses mains dans son esprit. De telle façon que lorsqu’il aura les yeux fermés, il pourra continuer à visualiser ses doigts. Puis, au bout d’un moment, je lui demande de fermer les yeux, et dès que je le vois obtempérer, je prononce le mot clef, « Sommeil ».
Je lui demande de continuer à visualiser ses mains, et je lui affirme que très rapidement, il va sentir un mouvement curieux dans ses doigts, il va sentir ses doigts qui vont avoir tendance à vouloir s’écarter les uns des autres. Que ce mouvement ne concernera tout d’abord qu’un ou deux doigts, que ce mouvement va ensuite se transmettre à tous ses doigts. Cette position des mains n’est pas une position naturelle, et en ayant les yeux fermés, il faudrait un énorme effort de concentration pour éviter que les doigts ne s’écartent. Il faut alors bien observer les doigts du sujet, et dès que l’on voit le moindre mouvement dans les doigts, il faut tout de suite le faire constater, lui montrer qu’effectivement, son inconscient réagit au son de la voix de l’hypnothérapeute. Lui dire que c’est bien, le féliciter, l’encourager à continuer. Lui dire qu’il est donc déjà en état d’hypnose. Toute cette manipulation est destinée à faire accepter à l’inconscient du sujet la possibilité d’être dirigé.
Et si les doigts du sujet ne s’écartent pas, c’est qu’il aura fait un effort pour les garder joints. Il faudra alors le lui faire remarquer, et lui rappeler que s’il ne veut pas participer, personne ne pourra rien faire pour lui.
C’est relativement rare, mais à ce stade de l’entretien, si il y a encore de la résistance, il vaut mieux dire au sujet qu’on ne peut rien faire pour lui, et prendre congé.
Si tout s’est bien passé, l’inconscient du sujet est persuadé qu’effectivement, quelque chose de non contrôlée s’est passée, et le sujet est prêt pour commencer une première séance d’hypnose.
Il existe bien sur d’autres méthodes d’induction, d’autres tests, mais les librairies d’ésotérisme sont plein de très bon ouvrages qui décrivent ces méthodes en détail que je ne vais pas revenir la dessus